La Friquassée crotestyllonnée / É. Sidredoulx & P. Blanchemain

Présentation de Bernadette Bricout

Collection : L’arbre qui parle
20 x 14 cm, broché
160 pages
ISBN : 978-2-913947-09-2
Prix public : 18€
Mise en vente : 28 février 2013

« Il faudrait se mettre à genoux devant ce titre et en baiser tous les mots l’un après l’autre dans une muette adoration ! »

Texte populaire et enfantin, La Friquassée crotestyllonnée est un poème de 716 vers, daté de la fin du XVIe siècle et dont l’énigmatique auteur serait l’abbé Raillard, qui aurait écrit « à bâtons rompus tout ce qu’il entendait autour de lui » ! Offrant un florilège de dictons populaires, proverbes, chansons, plaisanteries, cris, dictons rimés, jeux et même gausseries, cette comptine demeure l’une des références de la chanson rabelaisienne, sermonnée, chantée ou paradée, le tout servi en ancien français par une langue chatoyante, où il fait bon manger et boire.
Dans la lignée de L’Abbaye de Thélème, la verve d’un Gargantua ou d’un Pantagruel n’est jamais très loin. Le poème est préfacé par deux membres d’une fantasque académie normande du XIXe siècle baptisée l’Académie des Conards. L’édition 2012 propose la mise en perspective des points de vue par l’œil affûté et moderne de Bernadette Bricout. L’ensemble de cet appareil critique contribuera largement à hisser La Friquassée crotestyllonée au rang des divines bouffonneries.

Les auteurs

L’Abbaye des Conards est « une société de bons et joyeux bourgeois de Rouen, qui chaque année, pour fêter carnavalesquement les jours de caresme-prenant, se réunissaient en une joyeuse cavalcade, parcouraient la ville à la grand’joie des spectateurs, récitaient un sermon joyeux et finissaient la fête par un triomphant gueuleton, dont on parlait toute l’année en se pourléchant les badigoinces et en espérant le recommencer aux jours gras de l’an qui vient ». Tels Bouvard et Pécuchet, Blanchemain-Sidredoulx cherche « l’équivoque équivoquante, contrepéterie contrepétante et la haute balivernerie ». Bernadette Bricout, professeur de littérature orale à l’université Paris-Diderot et auteur de La Clé des contes (Le Seuil) a signé la préface de La Femme et les garçons, de Jean-Jacques Fdida, paru dans la même collection.

La collection L’arbre qui parle
Dirigée par H. Gougaud et B. Bricout

Paroles enracinées dans le terreau du temps, contes, légendes, proverbes, mythologies et coutumes ancestrales ; cultiver les jardins de la vieille mémoire orale de l’humanité : voilà qui demeurera l’un des axes forts, l’une des constantes passions de Silène. Et plus précisément, selon deux voies distinctes : Henri Gougaud pour l’édition de contes – répertoires, ouvrages thématiques, collectes, traductions. Et Bernadette Bricout, professeur de littérature orale à l’université Paris-Diderot et auteur de La Clé des contes (Le Seuil) pour la publication d’ouvrages théoriques autour de la littérature orale : contes et légendes, traditions, mythologies populaires.

Voir aussi

Le monde commence aujourd’hui, Jacques Lusseyran, 2012
92.2012, Kery James, 2012
Je n’éteins jamais la lumière, Henri Gougaud, 2012
Devine, Henri Gougaud, 2013
La Femme et les garçons, Jean-Jacques Fdida, 2012
L’Enfance des mots, Marie Faucher, 2013
Folies & sagesses de l’amour, Valérie Bienfaisant, 2012
Dictionnaire de l’argot parisien, Lorédan Larchey, novembre 2013
Contes créoles, Mme Schont, janvier 2014
Les haricots sont pas salés, Philippe Krümm et Daniel Rouiller, février 2014

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s