Senhora da Noite / Mísia

Diffusion / distribution physique : L’Autre distribution
Diffusion / distribution digital : Believe
Digipack
Mise en vente : 7 novembre 2011

Senhora da Noite

Ce dixième album est un retour au fado traditionnel avec une mise en scène plus intimiste, imprégnée de l’émotion de la chanteuse, après 20 ans de carrière marqués par Mísia en 1991 et Ritual en 2001.
Pour la première fois dans l’histoire du fado, tous les textes de cet album sont écrits exclusivement
par des femmes – poétesses, écrivaines (Agustina Bessa Luis, Helia Correia, Lidia Jorge, etc), chanteuses ou fadistes elles-mêmes, comme Amália Rodrigues, Amélia Muge, ou bien Mísia en personne.
Comme dans son disque Garra dos Sentidos, les musiques du vieux fado traditionnel seront portées, au-delà du trio de guitare, par les lignes mélodiques de l’accordéon, du piano et du violon, des instruments que Mísia a introduits dans son fado depuis ses premiers enregistrements et qui en constituent sa sonorité.

Mísia

Son parcours se nourrit de voyages musicaux, poétiques, géographiques. Sans doute doit-on y voir une nécessité de la part d’une artiste qui a grandi à la croisée de deux cultures : celle, portugaise et bourgeoise, tout en retrait, de son père ; celle, espagnole et artistique, grandiloquente, de sa mère et de sa grand-mère.
C’est à Porto, sa ville natale, qu’elle chante pour la première fois dans les casas de fado pour un public populaire. Plus tard, elle choisira Madrid. C’est la post-movida. La vie nocturne. Naissent les premiers vrais spectacles, la coupe à la garçonne, la frange géométrique : le personnage tel qu’on le connaît aujourd’hui.
Après de nombreuses expériences, Mísia revient à ces révélations que furent pour elle le fado de son adolescence, l’ambiance des casas de fado obscures et enfumées dans lesquelles se mêlent tous les publics. Elle rentre au pays et s’installe à Lisbonne, affirmant son désir de chanter son propre fado. À son retour, elle se rend compte que le fado est devenu un art contesté. La dictature salazariste récemment déchue en avait fait un outil de propagande, de répression et de contrôle des esprits. La tâche est ardue. Mísia se lance dans un inventaire du genre, répertoriant les fados traditionnels, prenant contact avec des poètes auxquels elle commande des textes nouveaux, littéraires. Elle convoque le violon et l’accordéon qu’elle entendait dans les rues de son enfance, introduit le piano des salons aristocratiques du XIXe siècle. Elle fait subir au fado un véritable lifting esthétique dans la forme comme dans le fond.

Voir aussi
J’ai l’honneur d’être, Brigitte Fontaine, 2013
J’ai changé, Loïc Lantoine, 2013
92.2012, Kery James, 2012
René L’Énervé, Jean-Michel Ribes et Reinhardt Wagner, 2011

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